La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Les congrès provinciaux de tous les dangers pour le PDG

samedi 11 novembre 2017 Speciales


Les congrès provinciaux du PDG dans les neuf provinces du Gabon en vue de l’élection des membres du comité central, du bureau politique et du conseil national, ayant connu quelques soubresauts et débouché sur l’annulation pure et simple de ces élections dans certaines provinces (La Ngounié, le Woleu-Ntem et l’Ogooué-Ivindo), ont été largement commentés dans la presse parue cette semaine qui s’achève.

‘’ Pour certains militants du Parti Démocratique Gabonais(PDG), très confiants dans la clairvoyance du ‘’distingué camarade Ali Bongo Ondimba’’, les congrès provinciaux de l’ancien parti d’Omar Bongo Ondimba qui se tiennent dans 9 provinces provoquent, à n’en point douter, un véritable remue-ménage qui devrait être analysé principalement comme une volonté de BOA de démocratiser la forteresse politique du système Bongo.’’ Fait observer le journal Le Temps. ‘’ Les fouineurs de la lettre du continent, eux, poursuit le journal, ont plutôt tendance à penser qu’Ali Bongo ‘’mise sur les législatives pour tourner définitivement la page de son contentieux postélectoral…Ce n’est pas tout, les législatives seraient également l’occasion pour BOA de marginaliser certains cadres de sa formation, le PDG.’’ Rapporte le journal Le Temps.

Selon le journal Moutouki, ‘’L’affaire de l’Ogooué-Ivindo où le tout puissant Emmanuel Issoze Ngondet a remis en cause les directives d’Eric Dodo Bounguendza en refusant d’organiser les élections pour la désignation des membres des bureaux et conseils provinciaux et en s’abstenant même de présenter les candidatures pour s’en remettre à ‘’l’arbitrage du distingué camarade président’’, bouscule sérieusement le parti dynastique. Les deux hommes incarnent deux manières de penser, mais aussi deux types de proximité avec l’héritier héréditaire d’Omar Bongo. L’élection ou le consensus ? C’est là toute la complexité de l’affaire.’’, conclut le journal Moutouki.

‘’La situation de l’Ogooué-Ivindo amène à deux constats. Le premier est l’obstination du Cuspodien Issoze Ngondet. Celle-ci ne se justifierait pas si elle n’obéissait pas à une question de survie politique et d’un plan clairement ourdi. Dans ces même colonnes, l’on dénonçait la stratégie des Ogivins de se positionner pour l’après BOA. Dans cette optique, l’on comprend pourquoi le cuspodien s’escrime au maintien de Billie By Nze. Le second constat montre les déboires de Billie By Nze et amène à une autre lecture. A savoir, la teneur de ces assises avec sa petite majesté. Il est clair que tout bien considéré, ce dernier le verrait de plus en plus comme un caillou dans sa chaussure. Tout indique que BOA, fort des renseignements en sa possession, a trouvé via ces assises la parade pour accentuer la distance qu’il est en train de prendre vis-à-vis de Billie By Nze.’’ Analyse Echos du Nord.

Pour le journal L’Union, ‘’Il s’agit-là d’un test majeur pour les deux camps. L’enjeu étant de voir quel camp possède encore un ou plusieurs traîtres dans ses rangs. L’issue du scrutin devra fixer les uns et les autres à ce sujet. Ce qui, dans une certaine mesure, pourrait être déterminant pour les échéances à venir. Même si les élections ne se ressemblent toujours. Commente le journal L’Union.

‘’PDG : la fin de ‘’l’histoire !’’ S’exclame le bimensuel la Nouvelle République.

‘’En prenant son billet pour l’outre-tombe, Albert-Bernard Bongo savait mieux que quiconque que le Parti démocratique gabonais(PDG) qu’on l’accuse d’en être le fondateur, ne survivra pas à sa disparition ; qu’il l’emmènera avec lui dans la tombe…Le PDG étant devenu un champ de batailles opposant requins de haut vol, sa survie tient désormais sur le fil du rasoir. A l’analyse, Alain-Bernard a ‘’niqué’’ tous ceux qui l’ont aidé à prendre le pouvoir. Belle entourloupe en tout cas de la part de celui qui, au début de son aventure à la tête du pays, présentait pourtant les traits d’un agneau sans défense. Nous sommes parmi ceux qui avaient prédit la mort du PDG au profit d’une nouvelle formation politique moins visqueuse avec comme militants la nouvelle garde. Lorsque l’actuel SG du gouvernement lâchait crânement qu’‘’on ne fait pas du neuf avec du vieux’’, la messe était pourtant dite. Alain-Bernard, pour ne pas être redevable à ceux qui l’ont porté au pouvoir, donne le coup de grâce. Ainsi le PDG et sa baronnie sont donc condamnés à disparaître. Le spectacle auquel on a droit aujourd’hui n’est donc pas un fait spontané, isolé, mais bien pensé et mis au point par l’homme, le véritable manœuvrier de cette stratégie liquidationniste.’’ Analyse La Nouvelle République.


L’Agitateur

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs