La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Marie-Madeleine Mborantsouo tape du poing sur la table !

mercredi 2 mai 2018 Speciales


La sortie de l’actuel Premier ministre dont les supputations allaient bon train, le rôle joué par la nouvelle structure en charge des élections (Centre gabonais des élections (CGE)), la dissolution de l’Assemblée nationale, autant de sujets traités par la presse gabonaise parue la semaine écoulée.

« Emmanuel Issoze Ngondet, par-là la sortie ! », titre à sa une le journal Moutouki. Ce serait une question de temps, le départ du fils de l’Ogooué-Ivindo est désormais acté. « Il reste simplement à Ali Bongo de choisir le bon moment pour nommer un autre chef du gouvernement et changer quels ministres », prédit le journal. « Toutefois, poursuit le journal Moutouki, l’enfant-roi n’a plus son destin en main… Nonobstant cette éventualité, Franck Emmanuel Issoze Ngondet a désormais, difficilement Ali Bongo au téléphone. Et pour un ancien premier ministre de l’enfant-roi ; ce signe est parlant et indique clairement la suite, le limogeage », analyse le journal Moutouki.

« Depuis quelques jours, constate le journal Le Temps, une campagne de dénigrement est quasiment ouverte contre le gouvernement, notamment son chef, Emmanuel Issoze Ngondet. Sur les réseaux sociaux, les maux sont plus acerbes, pour dénoncer l’inefficacité, voire l’incompétence de l’actuel premier ministre à satisfaire les préoccupations des citoyens. Ce qui n’est pas faux, au regard des grèves récurrentes et autres difficultés à achever ou entreprendre les chantiers. Mais doit-on honnêtement faire porter l’apathie actuelle au seul Premier ministre et à son gouvernement ? Bien sûr non. Quand on sait que ceux qui mettent le débat sur la place publique appartiennent au même camp que la personne aujourd’hui décriée, ça sent le souffre à plein nez. Tenez, quel est le premier ministre sous le règne des Bongo à qui on a tissé les lauriers dans ce Gabon ? », s’interroge le journal Le Temps.

« BOA (Ndlr : Bongo Ondimba Ali), serait-il vraiment prêt à laisser la transparence se faire jusqu’au bout ? », s’interroge le journal Le Mbandja. « L’idée d’une liste biométrique et d’un nouvel organe chargé des élections (CGE) vise à éviter ce que d’autres pays ont connu et que le Gabon, plusieurs fois par le passé, à failli connaître. La présidentielle de 2016 a été d’un cran supérieur vers l’étape guerre civile. Mais les mêmes, au nom des intérêts d’une famille, d’un individu, d’une province, continuent à dire « trichons, il n y aura rien en face », commente le journal.

« Les députés seront-ils à la rue ? », s’interroge pour sa part le journal Le Moustique en colère. « Que vont devenir les députés qui auraient dû rendre leur tablier en mars 2017 ? » renchérit le journal pour qui « La question vaut son pesant d’or de suspens au moment où il ne fait plus l’ombre d’aucun doute que les élections législatives n’auront pas lieu le 28 avril…Si comme on le présume, le scrutin ne peut se tenir avant la fin de l’année, que fait-on entre temps ? Et à qui profite ce temps mort ? Le Gabon peut-il rester sans parlement ? », se questionne Le Moustique en colère.


L’Agitateur

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