La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Régies financières, la trêve sociale caduque ?

samedi 14 octobre 2017 Speciales


Le protocole d’accords signé, il y a quelques jours, par le ministère du Budget et certains syndicats des régies financières, protocole d’accords ayant donné lieu à une trêve sociale remise en cause par la Fédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (FESYREFAA), a été largement commenté par la presse parue la semaine écoulée.

‘’Jeudi 28 septembre dernier, Bayonne Mbatchi et ses camarades de l’aile modérée des syndicats des régies financières ont signé une trêve sociale d’une durée de trois ans. Durant cette période, les organisations syndicales signataires du protocole d’accords sont interdites d’engager des mouvements de grève’’, rapporte le bimensuel La Nouvelle République.

Depuis l’annonce de la signature de cette trêve sociale, certaines voix se sont levées pour faire croire à l’opinion publique que les travailleurs de la Fédération des syndicats des régies financières et administrations assimilées (FESYREFAA) adhèrent à cet accord. Pour porter un démenti cinglant et virulent, Wilfried Erisco Mvou Ossialas , porte-parole de la FESYREFAA, l’unique fédération qui a refusé de signer l’accord va publier ce pet puant : « Cet accord est une mascarade. Pour nous, la grève se durcit. Elle se poursuit et elle va se faire sentir encore plus ! Parce que nous disons qu’une fois de plus, les agents ont été trompés. Tout ce qu’ils sont entrain de prendre comme engagements, ils ne vont pas les tenir ».

‘’C’est le 28 septembre 2017 au petit matin que la junte militaro-fasciste a annoncé, à cor et à cri, la signature d’une trêve sociale de trois ans avec une partie des syndicats des régies financières de l’Etat. Renchérit le journal Echos du Nord. Le membre de la junte chargé du ministère du budget qui chapeautait ces négociations, poursuit le journal, a indiqué que les syndicats signataires de l’accord représentaient « 90% des agents en grève »’’ rapporte le journal Echos du Nord.

‘’Le membre de la junte chargé du ministère du budget, poursuit le journal, qui a su convaincre une partie des syndicats de venir à la table de négociations, doit maintenant s’employer à déployer la même énergie pour engager un processus similaire avec les membres de la Fesyrefaa s’il veut réellement obtenir une trêve globale avec l’ensemble des syndicats de son département et permettre au Gabon de sortir de cette paralysie qui conduit la pays tout entier à l’asphyxie.’’ Suggère Echos du Nord.
‘’En signant une trêve sociale de trois ans avec des syndicats non représentatifs des régies financières, le gouvernement pensait définitivement enterrer le mouvement d’humeur dans les régies financières. C’était sans compter sur la détermination de la Fesyrefaa qui ne se reconnait pas dans cette entourloupe et vient d’empêcher le paiement des pensions de retraites.

La trêve prend une ampleur inquiétante. Les agents des régies financières ne se reconnaissent pas dans le protocole d’accord signé entre le gouvernement et les syndicats qualifiés « de corrompus ».’’Renchérit le journal L’Aube.
‘’Pour faire simple, Ali Bongo ne gagnerait-il pas en payant les primes de ces agents publics au lieu de dilapider l’argent dans des voyages en Angola pour rien ?’’, s’interroge le journal.

Pour avoir plus d’éclairages sur cette trêve que conteste le président de la FESYREFFA, Le Moustique en colère a ouvert ses colonnes à Yolande Nionda, Secrétaire général au ministère du Budget.

‘’Mvou Ossialas, président de la FESYREFFA, était dans l’intersyndicale. Sauf que les autres n’ont plus accepté sa façon de faire, son populisme ou activisme populiste. Ils l’ont donc relevé de ses fonctions et il a créé ce bidouillage qui n’est pas du tout représentatif. Il jouait sur le fait qu’on ne payait pas les primes. Il avait trouvé un terrain propice mais son bidouillage va mourir de sa propre mort parce que nous payons les primes et on remet les gens au travail. Ceux qui ne viennent pas, n’auront pas les primes le mois suivant. Les gens vont vite faire leur choix parce que d’arriérés, il y en aura plus. Il y a beaucoup d’agents dans les régies financières qui ne sont pas intégrés. Qui ne vivent qu’avec ces primes. Tout le monde va être payé. Donc il n’y a plus de raisons de ne pas travailler. On a laissé à monsieur Ossialas la porte ouverte. Il peut adhérer à la trêve. Nous n’avons pas d’assurances à donner. M. Ossialas est avant tout un agent public. Les problèmes des syndicats on ne les règles pas dans la rue. Parce que tu peux tout faire dans la rue personne ne viendra vers toi. Pour nous il n’est plus crédible, il n’est pas responsable. Ce n’est pas en faisant comme ca qu’il aide. Ca n’émeut personne ce qu’il fait là.’’ Rapporte le journal Le Moustique en colère.

‘’Jean Fidel Otandault crée le trouble dans les administrations !’’ Clame le journal Le Temps.

‘’En lieu et place du versement de tous les impayés de primes, soit plus de quatre mois d’arriérés, comme annoncé lors des négociations, poursuit le journal, c’est juste un mois de primes qui a été reversé aux agents des régies financières. Du coup, c’est la confusion totale. Les agents se demandent pourquoi les centrales syndicales ont accepté la trêve sociale. Surtout que rien ne garantit le paiement des arriérés des autres primes.

Une chose est sûre, la partie ne semble pas gagnée par le gouvernement. Peut -être a-t-il pêché en négociant avec une partie de grévistes.’’ Commente le journal Le Temps.


L’Agitateur

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