La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Rupture de stock des antirétroviraux et responsabilité du gouvernement

vendredi 8 mars 2019 Speciales


La panique suscitée par l’alerte donnée sur la rupture de stock imminente des antirétroviraux (ARV) n’est pas passée inaperçue dans les colonnes de la presse locale qui en fait ses choux gras. Malgré les explications et les assurances du gouvernement qui tient à dédramatiser la situation, dans l’ensemble, c’est la responsabilité du ministre de la Santé, Denise Mekam’ne qui est indexée.

« Cette situation est symbolique de la déliquescence actuelle du système sanitaire gabonais. L’imminence de la rupture de certaines molécules d’antirétroviraux (ARV) dans les centres de traitement ambulatoire (CTA) démontre à quel point a touché le fond (…)  », estime le journal Moutouki. Lequel enfonce davantage le clou, « Quand l’incompétence, le cynisme, la vénalité et la cruauté font office de valeurs de référence au sommet de l’Etat, il ne faut pas s’étonner que des homicides soient enregistrés en grand nombre au sein de la population. La rupture de stocks des médicaments destinés aux personnes vivant avec le VIH n’est, malheureusement, qu’un exemple parmi tant d’autres des errements criminels de ce gouvernement d’usurpateurs ».

Mauvaise volonté politique

Des critiques renforcées par le président du réseau libre des organisations de la société civile gabonaise (ROLBLOG), Georges Mpaga dont les propos sont rapportés par Echos du Nord. Georges Mpaga qui rappelle que « sous la direction de Madame le Ministre Mekam’ne, une rupture d’antituberculeux avait déjà été constatée dans notre pays, provoquant à sa suite, une véritable hécatombe/VIH. Aujourd’hui  », affirme Mpaga, «  sans tirer les leçons de la rupture de 2017-2018 et ses conséquences sanitaires catastrophiques, le Gabon connait une rupture d’ARV qui traduit l’incapacité notoire du gouvernement gabonais à agir de manière appropriée afin de réduire l’impact du VIH et du Sida au Gabon, et offrir les meilleures solutions de prise en charge antirétrovirale aux milliers de compatriotes abandonnés, faute de volonté politique  », assène Georges Mpaga.

Les mauvais choix du Gabon

Selon le site d’informations, Gabonactu.com qui a interrogé un expert indépendant, le Gabon, « paie cash » ses mauvais choix. Pour cet expert, le plus grave, c’est que « le gouvernement ne passe pas une commande annuelle comme recommandée par l’ONUSIDA ». « Libreville  », rapporte Gabonactu, « passe des commandes pour des courtes périodes de 3 mois. Ce choix ne facilite pas la tache des fabricants indiens qui fournissent le marché gabonais  ». Et « non seulement les quantités commandées sont très petites, mais les délais de fabrication sont très courts ». Conséquence, «  les Indiens sont obligés de surfacturer le Gabon pour avoir ses médicaments à temps  », conclut Gabonactu.


L.’Agitateur

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