La presse gabonaise lue par l’Agitateur : Un cinquantenaire sous silence !

mardi 20 mars 2018 Speciales


Le cinquantième anniversaire du PDG au pouvoir célébré avec faste, chaque 12 mars, date de sa création, a, cette année 2018, été célébré dans un climat morose, indigne de sa tradition à laquelle s’est habituée les militants-nostalgiques des grandes parades culturelles auxquelles prenaient part des groupes socioculturels en présence du Chef de ce parti. La presse y va de ses commentaires.

« Les 50 ans du PDG. Du faste du parti unique à l’anonymat sous l’émergence », ricane le journal Le Mbandja. « La célébration de ces 50 ans du PDG n’a pas été celle qu’on aurait pu attendre, car si, déjà à Libreville, les festivités n’ont pas été ressenties, ce ne sera pas en province qu’elles le seraient. Sous le parti unique, les anniversaires du PDG étaient plus importants même que ceux du 17 août qui marquent l’indépendance en 1960. Tant pis, la fin du PDG est inéluctablement en cours », prophétise Le Mbandja.

« Parti au pouvoir depuis 50 ans, d’aucuns s’attendaient à ce que la célébration du 50e anniversaire du PDG se fasse en grande pompe. Mais les Pdégistes ont opté pour le symbolisme. Afin de mieux préparer les législatives », regrette le journal Le Moustique en colère.

« Elles se sont préparées pour offrir à Ali Bongo et ses jouisseurs un spectacle digne du cinquantenaire de leur parti, elles ont sacrifié leur temps et leurs activités professionnelles ou ménagères durant des semaines, pendant que les cadres et les autres militants ont dépensé de l’argent pour faire acheter des pagnes qui, comme d’ordinaire, distinguent chaque groupe d’animation socioculturels selon les provinces. Mais en définitive, Ali Bongo a crânement ignoré tous ces amuseurs du raïs, préférant surfer sur des prétendues visites d’Etat (…) leur distingué président a préféré botter en touche. Sa tête étant ailleurs qu’au PDG », commente le journal Moutouki.

« Curieux silence d’un cinquantenaire », s’étonne le journal Le Temps. « Signe des temps. Le cinquantième anniversaire du parti démocratique gabonais (PDG), est passé sous silence. C’est sans tambours ni trompette que le 12 mars, qui s’était pratiquement transformé en fête de l’indépendance sous le monopartisme triomphant, a été célébré. C’est dire si l’échec de l’ancien parti unique est patent. Une chose est sure, si le parti démocratique avait un bilan éloquent, les 50 ans de son règne devaient se dérouler avec faste. Si on a choisi de se taire et de rien faire, c’est que le bilan est zéro », conclut le journal Le Temps.


L’Agitateur

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