La presse lue par l’Agitateur : Bisbilles au PDG…

jeudi 10 août 2017 Speciales


Au moment où l’on attend la formation de la prochaine équipe gouvernementale, les pédégistes se livrent à une passe d’armes su fond d’intrigues. Au centre de cette bataille à l’artillerie lourde qui oppose les membres du même bord politique, se trouve le contrôle du Président de la République et les leviers du pouvoir exécutif. La presse s’en fait l’écho.

« Libérez le Président », s’exclame le satirique La Griffe. « Sinon, que voudrait ces sorties inopinées à l’approche du remaniement ministériel ? S’agirait-il d’une forme de pression pour le maintien ou les entrées dans ce futur gouvernement tant attendu après le dialogue d’Angondje ? », s’interroge le journal. « Dans tous les cas, poursuit La Griffe qui s’est fait le porte-voix des internautes, Ali Bongo Ondimba est face à son histoire politique. Les réactions n’en finissent plus, après la sortie aventureuse des Mogabistes (Ndlr : courant politique du PDG au pouvoir). Certains les tiennent responsable des tensions actuelles ». « Ils ont plombé le 1er septennat, mal organisé la campagne et veulent s’accaparer la victoire du président afin de mieux l’enfermer dans la gestion sectaire que ces derniers lui imposent, nous allons le stopper », rapporte le journal. « Il serait donc impérieux pour Ali Bongo, de se défaire de certains Hommes irrévérencieux, dont l’arrogance devient agaçante aux yeux des gabonais. C’est dire, à quel point, Ali Bongo est attendu avec la nouvelle équipe qui aura les commandes du navire Gabon. L’opinion ne cessera de le rappeler, Ali Bongo Ondimba est face à son destin politique. Osera-t-il ? Ou le peuple ou l’entourage ? », s’interroge le journal La Griffe.

« L’acte 1 de la tragi-comédie avait rassemblé cinq hommes : Pacôme Moubelet Boubeya, Alain Claude Bilie-By-Nzé, Blaise Louembet, Ali Akbar Onanga Y’Obégué et Simon Ntoutoume Emane, face à la presse, un 28 juillet 2017 », rappelle le journal L’Aube. « Cette fois-ci, toujours face à la presse qu’ils ignorent, les soldats d’Ali Bongo qui jouent leur propre destin, veulent parler de gouvernance, d’économie et de partage. Il faut embrasser Jésus pour le liquider, de même il faut embrasser Ali Bongo pour le débrancher. Une nouvelle répartition du pouvoir s’organise au sommet de l’Etat qui, elle-même, se donne comme une phase de transition durable ! Mais il ne faut pas croire que cette transition donnerait du pouvoir à Jean Ping, c’est précisément ce dont ces « mercenaires politiques » ne veulent pas entendre parler. C’est pourquoi, leurs sorties et l’idée qu’elles incarnent sont purement et simplement des troubles à l’ordre public. Au peuple, à Jean Ping, aux partisans de l’alternance d’affuter leurs armes face à ces nouveaux soldats d’Ali Bongo. Décidément, le pays court le risque de l’implosion », analyse le journal.

« Une sortie de la bande des cinq qui fait des vagues depuis là », soupire le journal L’Espoir. « Surtout que les fameux « Hommes du Président » qui se sont présentés devant la presse, militants de la dernière heure au PDG pour la plupart, sont considérés comme des « profito-situationnistes » depuis l’épisode du Mogabo, dont ils sont aussi des membres-fondateurs. La prise de parole de ce groupuscule aurait dû d’abord avoir l’imprimatur du Secrétariat exécutif du PDG. Auquel cas les camarades devaient parler en leurs noms. Puisqu’ils ne sont pas intervenus en tant que Ministres. Cette sortie donc, est considérée par le Secrétariat général comme de l’indiscipline », commente le journal. « L’action marginale initiée par Ali Akbar Onanga Y Obegue, Pacôme Moubelet Boubeya, Alain-Claude Bilie-By-Nzé, Blaise Louembet et Simon Ntoutoume Emane, est donc interprétée comme de l’indiscipline caractérisée. C’est dire que c’est réparti pour les intrigues, avec la nouvelle intrusion des ombrageux Mogaboistes dans le milieu pédégiste », renchérit le journal L’Espoir.

« Ces multiples sorties intempestives et injustifiées ne traduisent-elles pas un malaise profond au cœur même du pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, quand on sait que bien avant l’élection présidentielle du 27 août 2016, on s’étrillait déjà à bord du « navire émergent », la cohabitation y étant devenue difficile entre les adeptes du Mogabo, la légion étrangère et ses affidés autochtones et les hiérarques, gardiens du « temple de Louis » ? », s’interroge le journal Nku’u le messager. « La tenue et la fin du dialogue d’Agondjé sont venues encore mettre de la poudre au feu. Dans la perspective d’une nouvelle distribution de cartes au sein de l’exécutif, avec en sus, l’arrivée de l’opposition pour appliquer les résolutions actées à l’issue dudit dialogue, « les coups volent bas ». On ne se fait plus de cadeau », déplore le journal. « Avec toutes ces forces qui s’entredéchirent au cœur du pouvoir, il y a probablement le bon grain et l’ivraie. Il doit certainement avoir celles qui militent pour que le Gabon se mette à l’abri de crises postélectorales et qu’ils opèrent une mue en adoptant des réformes durables pour l’amélioration, non seulement du fonctionnement de ses institutions républicaines, mais aussi du système électoral. Il y a aussi, d’autres qui préfèrent un statu quo pour la sauvegarde de leurs rentes, intérêts mesquins et égoïstes », fait remarquer le journal.


L’Agitateur

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