La presse lue par l’Agitateur : L’émission de France 2 qui fait tant jazzer !

mercredi 12 juillet 2017 Speciales


Le documentaire diffusé sur les antennes de France 2 et qui offre une grotesque caricature du président gabonais Ali Bongo Ondimba, est largement commenté dans les colonnes des journaux gabonais parus cette semaine.

« Il ne s’en sortira pas ! Ali Bongo, que on le veuille ou non, est sur le chemin de la déchéance. Le documentaire ‘’ complément d’enquête’’ diffusé sur les ondes de la chaîne publique française, France 2, le 06 juin dernier, confirme cette réalité de plus en plus évidente pour tous, même aux yeux des inconditionnels du régime. Au-delà des révélations sur la médiocrité d’Ali Bongo, sur la fortune accumulée par une famille qui soumet tout un peuple en esclavage, sur les crimes perpétrés par un ‘dictateur, au sortir de la dernière élection présidentielle, l’on retient surtout la conclusion prémonitoire du journaliste à la fin du documentaire : ‘’ Ali Bongo le sait, le pays gronde et rien ne dit qu’il pourra terminer son mandat. Après un demi siècle-siècle de pouvoir, les Bongo pourraient bien voir le pouvoir leur échapper’’. Cette phrase à la fin du documentaire, que le pouvoir en place présente à charge contre Ali Bongo, n’est pas passé inaperçue, tant elle dévoile, d’après eux, le début d’une vaste campagne pour la mise en retraite anticipée du fils putatif d’Omar Bongo », analyse le journal L’Aube.

« Fondé ou non, il est ridicule de prétendre que la France veut déstabiliser Ali Bongo, vu que c’est cette même France de la Françafrique qui a fabriqué puis placé Ali Bongo à la tête de la République gabonaise », tempête le journal La Loupe. « En tout état de cause, le principal couac de ce documentaire indexera l’approbation implicite de l’Etat français à la diffusion d’un film qui présente le président d’un pays ami comme un incapable, un vulgaire voyou, sans autre culture que sa vanité à s’en procurer. Si Ali Bongo et ses collaborateurs ne sont pas foutus de préserver l’image de notre République, Paris semble avoir profité de leur incompétence notoire pour dévoiler les insuffisances de l’enfant-roi. La question étant de savoir si ce sont encore de vrais amis », s’interroge le journal.

« Chaque pion de la France est tenu en laisse par ses points faibles, soigneusement archivés, pouvant devenir des armes contre lui en cas de désobéissance. Lorsque la feuille de route de la Françafrique est parfaitement exécutée, une omerta entoure ces points faibles. Cela se constate aujourd’hui en Côte-d’Ivoire où le génocide à l’ouest du pays est répertorié et archivé, attendant le moment opportun ainsi que l’ensemble des crimes de la rébellion armée de 2002 à 2011. Il en est de même de la violation permanente des droits de l’Homme caractéristique du gouvernement Ouattara (225 prisonniers politiques torturés au quotidien en 2016). Face à ces crimes, la Françafrique est pour le moment sourde, muette et aveugle tant que la feuille de route est rigoureusement respectée par son obligé », commente le journal La Griffe qui poursuit : « En 2009, lorsqu’Ali Bongo était le candidat idéal de la Françafrique, il était le fils de son père et un exemple de réussite », se souvient le satirique.

« Ali, lui veut s’émanciper de tout parrainage, même celui bienveillant de la France. Il veut tracer son sillon et donner à son pays, un autre destin que celui de la perpétuation de la Françafrique », explique le journal Le Douk-Douk.

« Depuis la fin de l’élection présidentielle du 27 août 2016, se succèdent des sujets de débats et des émissions radiotélévisées que l’on jette en pâture, pour que le peuple s’en délecte et se divertisse. Il en est ainsi de cette émission télévisée diffusée par la chaîne publique France 2, le jeudi 6 dernier. Elle avait été annoncée à grand coups de publicité. C’était comme si une partie du ciel allait s’écrouler sur le Gabon, écrasant et réduisant en miettes le pouvoir en place. Pour susciter encore de suspense, tout en créant l’émotion, les spécialistes du sensationnel ont même annoncé que les foyers gabonais allaient être privés d’électricité pour les empêcher d’être devant leurs écrans de télévisions. Au bout du compte, pas grand-chose à se mettre sous la dent, les réalisateurs de ladite émission n’ayant défoncé que des portes grandement ouvertes. Les formules incantatoires du genre : ‘’ il est une évidence que le début de solution à la crise postélectorale passe par un départ de M Ali Bongo Ondimba du pouvoir’’, permettent-elles d’entrevoir une issue de cette crise, surtout lorsque ceux-ci qui s’en servent ne se donnent pas les moyens d’atteindre l’objectif visé, en dehors des appels du pied à la communauté internationale ? », s’interroge le journal Nku’u le messager.


L’Agitateur

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