La presse lue par l’Agitateur : La réforme de bourses et la reculade de Menga !

vendredi 19 avril 2019 Speciales


Adoptées en conseil des ministres du 29 mars dernier, les nouvelles règles d’attribution de bourses d’études, prévoient désormais une moyenne de 12/20 au Baccalauréat et un âge éligible fixé à 19 ans maximum. Il n’en fallait pas plus pour susciter le courroux des élèves, parents, syndicats de l’Education, partis de l’opposition et même des responsables religieux, qui ont tous dénoncé « une mesure inopportune ». L’information fait les choux gras de la presse locale.

« Le soulèvement des élèves pour manifester leur mécontentement face à la nouvelle réforme d’attribution des bourses n’a pas laissé le gouvernement de Julien Nkoghe Bekalé indifférent », pointe Matin Equatorial. « Après avoir suspendu les cours le 10 avril dernier, pour faire baisser la tension qui prenait de l’ampleur sur toute l’étendue du territoire national, le ministre de l’Education nationale, Michel Menga M’essone, a invité les principaux interlocuteurs autour de la table de discussions », rapporte l’hebdomadaire pro gouvernemental. Des discussions à l’issue desquelles le gouvernement a finalement décidé de revoir sa copie en renvoyant l’application de la mesure à plus tard, précise Matin équatorial.

« Ils ont tué l’école gabonaise », s’insurge Moutouki, qui affiche en Une, les photos des membres du MOGABO, le mouvement des amis d’Ali Bongo Ondimba, qu’il tient pour responsables du délabrement de l’école au Gabon. « Au cours d’un entretien qu’il accordait à la presse à la veille des festivités du 17 août 2013 », rappelle l’hebdomadaire proche de l’opposition, « Ali Bongo déclarait sans sourciller que 4 00 salles de classe allaient être construites et livrées à la rentrée scolaire qui avait lieu un mois et demi plus tard. Et mieux, il précisait dans cet entretien accordé à Charles Obame Ondo de la chaine 2 qu’un effort exceptionnel de 100 à 150 milliards de FCFA devait être inscrit au budget à parti de 2014, pour mettre fin aux effectifs pléthoriques et atteindre les objectifs de l’école de l’excellence qu’il s’était fixée. Ces mesures verbales », constate Moutouki, ont été toutes rangées dans le placard.

" Et si Michel Menga et Moukagni Iwangou étaient piégés ? ". C’est l’interrogation en Une du journal La Concorde qui estime que le fait que ces deux leaders de l’opposition, aient accepté d’entrer au gouvernement à des postes aussi chauds, dans les domaines de l’enseignement était un piège bien calculé du pouvoir. Un piège destiné à les noyer politiquement.


L’Agitateur

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