La presse lue par l’Agitateur : La santé d’Ali Bongo, entre rumeurs de vie et de mort !

vendredi 2 novembre 2018 Speciales


Parti de Libreville pour Ryad en Arabie Saoudite où il devait prendre part au sommet « Le Davos du désert » sur les investissements dans ce royaume le 24 octobre dernier, Ali Bongo Ondimba a été admis à l’hôpital Roi Fayçal. La Présidence de la République qui avait dans un premier temps annoncé rien de plus qu’une « fatigue passagère » a fini par admettre une « fatigue sévère », alors que les médias internationaux, notamment l’agence de presse Reuters annonce un AVC. Quant à la Lettre du continent, elle parle d’un œdème cérébral. Une maladresse dans la communication institutionnelle qui alimente de folles rumeurs à Libreville.

« Mais où est Ali Bongo ? ». Le titre est à lire à la Une de La Loupe qui écrit qu’ « après le 25 octobre dernier à Ryad, Ali Bongo n’a plus été vu nulle part en public ni en photo. La communication présidentielle sur son état de santé inquiète et sème le trouble. Malgré quelques informations données par Ike Ngouoni à Libreville, la rumeur l’emporte sur l’information officielle, preuve que le pays est plongé dans la psychose. Depuis lors, les rumeurs les plus folle disent qu’il serait « décédé », « victime d’un AVC et vivant »… Et tutti quanti. Pendant ce temps, la version officielle indique qu’il serait victime « d’une fatigue passagère » dans un premier temps. Puis « dune fatigue sévère » dans un second temps. Conséquence, les Gabonais sont complètement perdus et les partis politiques somment « le gouvernement de prendre le dossier en main » et de dire « la vérité sur l’état de santé du président de la république ».

Echec de la communication officielle

La charge est portée par le site d’informations en ligne, Gabonreview qui affiche en Une, « Communication autour de la santé d’Ali Bongo : Le bal des novices ». Le site ne cache pas sa critique acerbe contre le défaut de communication de la Présidence de la République et de la Primature qui a donné lieu à des rumeurs les plus folles sur l’état de santé du président gabonais. « Partout », écrit Gabonreview, « à travers le pays, des confidences supposées s’échangent. Des prétendues indiscrétions aussi. Près d’une semaine après les premières déclarations de la présidence de la république, une ambiance surréaliste prévaut. Malgré les dénégations du premier ministre, la rumeur enfle de plus belle. (…) Echaudés par les expériences historiques de 1967 et 2009, l’opinion est gagnée par une sorte de circonspection. Or, entre propos hasardeux et attitude désinvolte, les différents intervenants ont multiplié des erreurs de débutant. De toute évidence, la communication a été mal gérée, pas du tout maitrisée ».

« Une situation qui aiguise les appétits de certains affidés du régime ». C’est en tout cas ce qu’on peut lire à la Une du journal, Le Mbandja qui pointe déjà du doigt, "Des charognards aux aguets". Pour l’hebdomadaire proche de l’opposition qui fait échos de la Lettre du continent, la continuité des affaires courantes est pour l’heure assurée par le directeur de cabinet du président d’Ali Bongo Ondimba, Brice Lacruche Alhianga en concertation avec le premier ministre, Emmanuel Issoez-Ngondet. Selon Le Mbandja, il s’agit là d’une manière savante et anticonstitutionnelle des émergents de vouloir s’accrocher au pouvoir. « Si par hypothèse d’école, Ali Bongo ne rentre pas dans les prochains jours, la Cour constitutionnelle sera obligé de constater la vacance » du pouvoir. « Les jours qui arrivent seront donc déterminants pour le pays », conclu Le Mbandja, qui affirme que le compte à rebours est lancé, sans toutefois donner des précisions sur la date.


L’Agitateur

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