La presse lue par l’Agitateur : Sanctions au PDG et crise à l’horizon

vendredi 15 février 2019 Speciales


Le 7 février dernier, le Parti démocratique gabonais (PDG) a exclu de ses rangs, une quarantaine de militants-cadres pour « intelligence avec l’adversaire », lors des élections des conseils départementaux et municipaux le 3 du même mois. D’autres dont une ministre en fonction ont reçu des blâmes avec « inscription au dossier ». Dans la presse locale, il n’y a pas de doute, ces exclusions vont provoquer une nouvelle crise au sein du parti jadis de masses après celle de 2016, avec un grossissement certain des bancs de l’opposition.

« Les résultats des élections des membres des bureaux des conseils municipaux et départementaux ont révélé que dans bon nombre de localités, les conseillers locaux du parti au pouvoir ont été en intelligence avec leurs adversaires  », relate Gabon matin. «  Les alliances contre nature, le vote contre les candidats investis par le parti, malgré les consignes de vote données par le secrétariat exécutif de cette formation politique », bref conclut le journal gouvernemental, « cette dynamique, couronnée par l’exclusion de ces 43 militants par la commission permanente de discipline de cette formation politique, démontre que le PDG constitue véritablement et réellement un sac d’arachides qui est rongé de l’intérieur ».

Exclusion et règlements de comptes

« Le PDG renoue avec ses vieilles méthodes  », s’exclame Le Mbandja qui cite entre autres les « sanctions de militants et cadres du pays qui osent, en interne, émettre des réserves souvent justes et légitimes face à des placements (candidatures locales et législatives) non voulus par la base mais dictés par le copinage et le clientélisme au goût du jour à Louis, siège national du parti  ».
«  On se croirait à l’ère soviétique dans les années 1930  », poursuit l’hebdomadaire proche de l’opposition. « En une semaine, le parti est secoué. La base, dans plusieurs localités du PDG, fait savoir à la hiérarchie de Louis son étonnement face à des mesures aussi graves infligées en toute facilité pour humilier des camarades dont les états de service au sein du parti dans leurs contrées, sont plutôt dignes d’éloges  ». Selon Le Mbandja, il s’agit là «  de mesures iniques qui pourront par contre grossir des rangs dans une certaine opposition ».

Biyoghe Mba frappé en plein cœur

C’est un peu le résumé du journal Le Temps qui rapporte que le plus meurtri par ces sanctions disciplinaires reste l’ancien premier ministre, Paul Biyoghe Mba, dont la plupart des proches y compris une de ses « dulcinées  » élue député en octobre dernier, Joséphine Andème Manfoumbi, ne devrait plus siéger à l’Assemblée nationale puisque désormais exclue des rangs du PDG. Le Temps qui cite également « Paulin Mba Biyoghe et Justin Essono Ondo, fils et neveux de Biyoghe Mba  », affirme qu’il s’agit là d’un affront lancé à l’ancien ministre des Affaires sociales.

«  Paul Biyoghe Mba », s’interroge l’hebdomadaire, « parviendra-t-il à remonter la pente après une telle avarie subie par les siens ? « Aux yeux de tous et il le sait sans doute, ce n’est pas une couleuvre qu’il a avalée. Plutôt un boa ». Car, explique Le Temps, «  la décision prise par le parti pour sanctionner ses intimes, dont une de ses épouses pour « acte d’indiscipline et incitation à une candidature dissidente, intervient après une longue série de désillusions qui datent de la fin de son séjour à la primature ».


L’Agitateur

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