La presse lue par l’Agitateur : Un Lapsus très bruyant…

lundi 19 juin 2017 Speciales


Un lapsus qui fait le buzz sur la toile, c’est celui commis par une journaliste de Gabon télévision pendant le JT de 20h. La presse gabonaise s’en est saisie.

« Ali Bongo donné pour mort », titre le journal La Loupe. « L’annonce, par une journaliste de Gabon Télévision, Wivine Ovandong, de la mort d’Ali Bongo au JT de 20 h, a beaucoup fait jaser sur les réseaux sociaux, qui ont relayé la bourde à une vitesse astronomique. Au quartier, on se laisse aller à échafauder toutes les hypothèses. Pour une bonne part de l’opinion publique, ce lapsus révèle encore une fois le nuage de malédiction qui plane sur le chef de l’Etat », commente le journal La Loupe.

« Exit Wivine Ovandong, la journaliste qui a osé annoncer la mort d’Ali Bongo au JT de 20H sur RTPDG. Place à Mathieu Koumba, le DG qui, toute honte bue, s’est présenté aux téléspectateurs pour se fondre en excuses à l’endroit de l’enfant-roi et promettre une sanction en interne contre la jeune journaliste », fait remarquer à son tour le journal Moutouki.

« L’excès de zèle ridicule de Mathieu Koumba », clame le journal Echos du Nord. « Dans ce contexte où la lecture devient pavlovienne, le Président de la République ne peut qu’être qu’Ali Bongo. Beaucoup plus si la seule différence à faire pour les automatismes établis est un simple changement de prénom, que les yeux, devancés par l’esprit, voient pourtant sur le papier. La jeune journaliste qui relit cette même succession de mots tous les jours et de façon invariable est exposé à une telle glissade pourtant involontaire », fait remarquer Echos du Nord.

Autre fait d’actualité ayant suscité de nombreux commentaires dans la presse parue la semaine écoulée : la grève observée par les employés de la société de collecte des ordures ménagères Averda, qui accusent plusieurs mois d’arriérés des salaires et dont les conséquences sont l’amoncellement des ordures dans les rues de la capitale Libreville.

« Au secours, les poubelles reviennent ! », constate le journal L’Aube. « Les rues de la commune de Libreville et d’Akanda sont inondées d’ordures ménagères depuis bientôt quatre jours. Si pour l’heure, l’entreprise (Averda) se dit mobilisée pour résoudre cette situation, il n’en demeure pas moins que le gouvernement gabonais est un mauvais payeur », commente le journal L’Aube.

« Libreville ville sale. La capitale ploie sous les immondices depuis plusieurs jours. L’on se demande ce qu’en dit la mairesse, dont les limiers disaient tant de bien de la société Averda. Et pourtant de nombreux Librevillois sont là pour reconnaître que cette société a mis la ville dans un état de salubrité qu’on ne lui a pas reconnu du temps d’une nébuleuse appelée Clean Africa, issue d’une OPA d’éléments du MOGABO sur la Sovog, et que l’on voit tout à coup ressurgir dans les grands axes de la capitale. Sans apporter la solution à Libreville qui replonge dans ses états d’insalubrités d’antan. A qui la faute ? », s’interroge le journal Echos du Nord.

« A défaut de ramasser, on brule tout pour éviter d’être submergés par les montagnes d’ordures, les habitants de Nzeng-Ayong, dans le 6ème arrondissement de Libreville, ont décidé de tout bruler. Tout bruler, y compris les bacs à ordures de la société Averda », rapporte le journal Moutouki.


L’Agitateur

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