Législatives 2018 : Sans démission préalable, Le Préfet de Ntoum déjà en campagne

mardi 27 février 2018 Politique


Alphonse Deba Passanter, c’est son nom. Alors qu’il est encore en fonction à la préfecture de Ntoum, il a décidé de tronquer sa veste d’auxiliaire de Commandement contre l’écharpe de l’Assemblée nationale. En tournée dans le deuxième siège du département des Plateaux (Leconi), il dépose déjà argent et autres dons en nature pour se positionner coute-que-coute en Indépendant, même au cas où il n’obtenait pas l’investiture de son parti démocratique gabonais (PDG).

On dit souvent que l’administration ne doit pas s’immiscer dans la politique. Pourtant, Alphonse Deba Passanter, lui a décidé de bruler la maxime. Encore en fonction à son poste de Préfet du département du Komo Mondah, notre administratif multiplie, sur le terrain, démarches et autres stratagèmes pour être élu député à l’Assemblée nationale. Mieux, il a déjà juré sa détermination à aller jusqu’au bout, c’est-dire se positionner même en Indépendant si jamais il n’obtenait pas l’investiture du parti démocratique gabonais. Et cela au vu de l’investissement qu’il est en train de déployer sur le terrain pour espérer remporter la majorité des suffrages des électeurs de ce siège. A ce jour, notre Préfet de déjà effectué deux descentes sur le terrain électoral. Pour la dernière tournée qu’il vient d’effectuer le mois courant, ce sont des enveloppes de 250.000 FCFA qui ont été déposés par village dans le Canton Louri où il compte se positionner pour le compte du 2e siège du département des Plateaux.

Une démarche cavalière, bien loin de la discipline du parti vantée par le nouveau directoire du PDG. Décidément, le PDG, malgré le 11e Congrès ordinaire, tenu en décembre sous le signe de la « Revitalisation » et « Régénération », n’en a pas encore fini avec le désordre ambiant de certains militants, qui au nom des ambitions personnelles, préfèrent l’attaquer de l’intérieur pour mieux le fragiliser sur le terrain. Mais là où le bat blesse, c’est l’incompatibilité même de la fonction d’Auxiliaire de Commandement avec la politique, alors qu’il est de notoriété publique qu’un Auxiliaire de commandement ne se mêle jamais de politique. Sauf à croire que du seul fait d’être Préfet du Komo Mondah, on bénéficie d’une dérogation spéciale à la règle. Ce qui serait un vrai paradoxe pour un pays se disant un Etat de droit. Et il faut le craindre.


Leno KOLEBA

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