Lutte contre la déforestation : Le Gabon recevra une enveloppe de 150 millions de dollars

lundi 23 septembre 2019 Economie


Le Gabon recevra une enveloppe de 150 millions de dollars au titre de fonds internationaux pour pérenniser ses efforts de lutte contre la déforestation sur son territoire. L’annonce a été faite ce dimanche, 22 septembre 2019 par l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (Cafi), un organisme de l’ONU.

Pour ses efforts en matière de lutte contre la déforestation et, afin de pérenniser son actiondans ce sens, le Gabon recevra de la Norvège, une enveloppe de 150 millions de dollars dans le cadre d’un contrat de dix ans pour la « réduction de ses émissions de gaz à effet de serre due à la déforestation et à la dégradation, et pour l’absorption de dioxyde de Carbonne par ses forêts naturelles ». En Afrique, c’est la première fois que « les efforts d’un pays (…) pour lutter contre la déforestation sont ainsi valorisés ». Pour le Cafi, c’est un accord « historique » ! Cette reconnaissance, le pays la doit surtout à une politique de conservation minutieuse initiée au début des années 2000 sous les auspices de feu Président de la République, Omar Bongo Ondimba qui scelle en ce temps-là, 11% du territoire national à la conservation.

Cela représente treize parcs nationaux. En 2007, pour appuyer cette initiative, le pays crée l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN). A ces deux instruments, vont s’ajouter quelques années plus tard, avec l’élection d’un nouveau Président, en la personne d’Ali Bongo Ondimba, d’autres instruments de surveillance tels que le gigantesque satellite de surveillance mise en place sous l’égide de l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (Ageos) créée en février 2010 et la création de 20 aires marines protégées quelques années plus tard. Outres ces actions, les politiques de conservation de nombreuses ressources et espèces, mise en place et les mécanismes de sensibilisation des parties prenantes et de contrôle de l’action de ces dernières, avec l’action des agents des eaux et forêts dans l’arrière-pays, jouent un rôle important dans la conciliation des efforts entrepris jusqu’ici.

Grâce à cela, le Gabon héberge selon les chiffres officiels,« près de 60% des éléphants de forêt qui subsistent en Afrique. Pour le Cafi, il s’agit d’un indicateur clé de la bonne gestion des ressources naturelles » d’un pays. Malheureusement, sans actions supplémentaires, les efforts entrepris jusqu’ici pourraient voler en éclat. Bien qu’étant situé en plein cœur de la forêt tropicale d’Afrique centrale appelé « deuxième poumon de la terre » après l’Amazonie, le trafic d’espèces et l’exploitation illégale des ressources naturelles menacent la stabilité de naturelle de l’espace naturel gabonais qui représente environ 90% du territoire national. « Nous devons être vigilants car nous voyons bien qu’avec la fin de l’ère pétrolière, la pression sur la foret s’accroit », alertait en février 2016 sur Jeune Afrique, Sandra Ratiarison du WWF Gabon. C’est dire combien la mobilisation est de mise !


Michaël Moukouangui Moukala

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