Mesures d’austérité : Les enseignants de l’intérieur bandent les muscles

mercredi 1er août 2018 Société & environnement


Mardi 31 juillet 2018, des fonctionnaires du Ministère de l’Education nationale en poste dans l’intérieur du pays ont exprimé leur courroux. Et pour cause, malgré les assurances du Ministre de la Fonction Publique, Ali Akbar Onanga Y’Obegue qui avait pourtant déclaré que pour l’heure la mise sous bons de caisse ne se limitaient qu’à la seule province de l’Estuaire, ces derniers n’ont toujours pas perçu leur salaire. Conséquence : ils ont empêché tout accès et sortie du Ministère de l’Education nationale.

La mise sous bons de caisse continue de provoquer des remous, notamment au Ministère de l’Education nationale. En atteste la surprenante mise sous bons de caisse des fonctionnaires de l’éducation nationale exerçant à l’intérieur du pays, et ce, alors que le Ministre de la Fonction publique avait pourtant juré sur tous les dieux que ladite opération ne se limitait qu’à l’Estuaire. Privés jusqu’à ce jour de leur salaire et après les nombreuses revendications restées lettres mortes, ils ont purement et simplement décidé de prendre d’assaut les locaux de leur ministère de tutelle en les barricadant.

« Je suis affecté en tant qu’enseignante , dans les bas-fonds du Haut-Ogooué. J’ai été surpris de me voir mise sous bon de caisse, alors que nous avons été prévenus que la mise sous bon ne concernerait que ceux de Libreville. Je me suis donc rapprochée du trésor ou j’ai vu mon bon de caisse et j’ai été rassurée que tout devait entrée dans l’ordre. Mais malheureusement le 25 quelle n’était pas ma surprise de voir que je n’ai pas été bancarisée. Depuis, le Ministère nous balade, nous renvoie vers le trésor qui nous renvoie à nouveau vers notre ministère qui nous balade à nouveau. D’où notre mouvement d’humeur aujourd’hui car je ne suis pas la seule à être dans ce cas. Voyez combien nous sommes nombreux venant de plusieurs provinces.Certains n’ont même pas eu de bon de caisse et malgré l’ensemble des papiers que nous avons présenté, rien n’est fait » a déclaré une enseignante très remontée.

Pour ceux qui se présentent comme les « oubliés de l’éducation nationale », il n’est pas question de baisser la garde. « Nous allons faire monter la pression dans les jours à venir avec un piquet ici au Ministère jusqu’au moment où nous entrerons en possession de nos droits ! », peste un autre enseignant.


Tony Muru

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