NEONATALOGIE : Point d’honneur sur la sensibilisation

mardi 23 avril 2019 Santé


Les deuxièmes journées nationales de la société gabonaise de néonatalogie (SGN) mettent l’accent sur la confortation du recul de la prématurité. Cet appel a sanctionné deux journées de réflexion sur la thématique : « le nouveau né en maternité », en attendant la célébration le 17 novembre prochain de la journée mondiale de prématurité.

Le constat peut paraître anodin à première vue, mais il est patent. Une famille sur cinq est dépourvue d’un thermomètre pour enfant pendant que les sages femmes gabonaises tiennent à l’amélioration des conditions de travail, si l’on s’en tient au thème de la célébration de la date qui leur est consacrée. A savoir, « Sages femmes, ouvrons la voie aux soins de qualité ». Vingt-uns (21) sujets pour inverser la tendance de plus de 316 décès pour 100.000 naissances. Parmi les thèmes, l’intérêt de l’examen du huitième mois, la prévention du paludisme, la vaccination chez le prématuré et les soins palliatifs du nouveau-né. Ce d’autant plus que le bilan social de l’association interpelle essentiellement les parents sur les fondamentaux, un peu trop négligés de nos jours.

C’est tout le sens de la visite effectuée au centre de santé maternel et infantile de Nzeng-Ayong où une cinquantaine de kits ont été distribués à des futures mamans. Il n’en fallait pas plus pour que la présidente, le professeur Owono Megnier-Mbo interpellât la communauté et les pouvoirs public à atteindre l’objectif numéro 3 de développement durable des nations-unies dans son point 3.2. La situation interpelle tout un chacun car à la naissance l’hyppotomie est importante et les difficultés de succion justifient souvent l’hospitalisation dans un service de néonatalogie. Le bébé tète rarement le sein et la maman peut alors tirer le lait, si elle le souhaite et si elle n’est pas trop fatiguée. C’est dire que la structure savante a encore du chemin après deux années d’existence.

La société gabonaise de néonatalogie vise à promouvoir la néonatalogie au Gabon et améliorer la prise en charge du nouveau-né. Elle a également pour objectif d’optimiser la survie et le pronostic des prématurés puis d’accompagner les parents des nouveau-nés fragiles. La SGN établit par ailleurs des contacts avec des structures similaires nationales et internationales, à l’instar de la société gabonaise de pédiatrie, la société française de néonatalogie, des services de néonatalogie de l’hôpital Edith Lucie Bongo Ondimba d’Oyo et du centre hospitalier universitaire de Brazzaville au Congo. Un établissement affligé par le décès du chef de département de chirurgie pédiatrique, Docteur Emmanuel Koutaba, un pédiatre de renom.

En somme, les deuxièmes journées nationales de néonatalogie tiennent à ce que le pays concrétise bien le slogan, « zéro grossesses précoces non désirées, zéro décès non audités et zéro accouchement non assisté par un personnel qualifié ».


PB

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs