Rapatriement des œuvres culturelles africaines : Le Gabon également concerné

mardi 27 novembre 2018 Culture & people


L’annonce par les autorités françaises du rapatriement des œuvres culturelles africaines, hébergées depuis le temps de la colonisation par les musées français, concerne aussi le Gabon qui réfléchit aux modalités appropriées au processus de restitution de ces œuvres du patrimoine national.

Environ 90 000 objets présentés comme des œuvres originaires d’Afrique depuis le 19e siècle sont au centre de ce rapatriement annoncé en novembre 2017, par Emmanuel Macron à Ouagadougou, au Burkina Faso, lors d’une visite de travail. Ce patrimoine hétéroclite, regorge aussi bien d’œuvres issues des pays d’Afrique de l’ouest et du centre. Il représente l’identité culturelle et historique d’une variété des peuples africains. C’est au nom de cette identité culturelle que l’écrivain et universitaire sénégalais, Felwine Sarr, « personnalité incontestable » nommée par le Président français pour éclaircir cette question, estime que ces œuvres ne peuvent continuer de demeurer dans les musées français. « Il n’est pas juste que l’essentiel du patrimoine d’une communauté entière ne soit pas là, qu’il ne permette pas aux peuples de reconstruire leur histoire, leur mémoire, qu’ils ne puissent pas reconnecter leur jeunesse avec cette histoire », a-t-il avancé.

Le cas du Gabon

Dans cette grande collection dont les origines ne sont pour l’instant pas clairement définies, figurent des œuvres gabonaises, à l’exemple des masques. Le gouvernement gabonais via son Ministère de la Culture, qui prend en considération la décision du Président français, Emmanuel Macron, compte bien comme d’autres pays africains, reprendre ce qui relève de son patrimoine culturel. Dans le but de prévoir cette restitution des œuvres nationales, le ministre d’Etat en charge de la culture, Alain-Claude Bilié Bi-Nzé a ouvert hier lundi, une série de rencontres avec des spécialistes de la question culturelle. Pour ces spécialistes, le retour de ces œuvres sur le territoire national est quasi catégorique. La question de leur conservation et de leur valorisation quand on connaît la fragilité de la considération de la question culturelle au Gabon soulève plusieurs questions.


Michaël Moukouangui Moukala

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