Secteur bancaire : La pénétration financière en baisse de 10% en 2017

mardi 15 mai 2018 Economie


Les perspectives économiques régionales propres à la région Afrique subsaharienne dressées par le Fonds monétaire international (FMI) montrent une faiblesse des banques à capter les capitaux. Cette faiblesse démontre par conséquent un recul de la pénétration financière, évaluée à 24,5% en 2017 du PIB contre 34,6% l’année précédente. Ce recul s’illustre par la morosité de l’économie qui a prévalu durant cette période.

Au Gabon, le secteur bancaire n’est pas épargné par la crise. En constante augmentation depuis 2010, la pénétration financière a connu en 2017 une baisse de 10% se situant à 24,5% du PIB contre 34,6% l’année précédente et 33,2% en 2015. Cette baisse s’illustre par la situation économique difficile qui prévaut depuis 2014 et dont la crise des liquidités affecte les transactions bancaires et par extension le rendement des banques. En effet, en 2017, la croissance économique nationale représentait à peine 0,8%. Cette diminution de la croissance après une tendance moyennement à la hausse depuis 2010 a plombé les activités des entreprises.
Conséquence tangible : la capacité financière des agents économiques a été affectée éprouvant par la même occasion, les transactions bancaires.

A l’inverse d’une faiblesse financière ressentie dans les des ménages et autres entités économiques, la faillite des entités étatiques que sont Poste Bank et la Banque gabonaise de développement (BGD) a réveillé quelques réticences vis-à-vis des banques. Mais ce facteur demeure cependant minime devant le phénomène observé en lui-même, car cette situation est avant tout poussée par la crise généralisée de l’économie. A ces explications, il est tout aussi important de savoir que l’évolution significative du secteur, poussé depuis 2009 par la bancarisation des fonctionnaires tel que voulu par l’Etat a dopé le rendement des banques, mais c’était sans compter l’apparition d’une nouvelle forme de bancarisation, (Ndlr : le Mobile banking), qui plombe de manière générale l’activité des banques donc, limite l’excès de la pénétration financière dans les banques classiques. Un phénomène à mettre à l’actif des facilités du mobile banking. En effet, il s’agit d’une nouvelle forme de bancarisation, et ce, moins contraignante.


Michaël Moukouangui Moukala

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