SEEG/Délestages : La reprise du calvaire à Libreville !

jeudi 14 mars 2019 Société & environnement


La nationalisation du directoire de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) n’a pas permis de dissiper les vieilles pratiques liées aux coupures intempestives d’électricité, alors que l’Etat disait reprendre en main la gestion de cette entreprise pour garantir aux Gabonais, un service de qualité. Conséquences, ces coupures qui se répètent en longueur des journées affectent le quotidien des usagers de la capitale.

Réquisitionnée en février 2018 faute pour le partenaire français Véolia d’être parvenu à offrir un service de qualité aux populations et de répondre par ailleurs, à certaines exigences consenties auprès de son partenaires l’Etat, voici aujourd’hui plus d’un an que la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), (Ndlr : l’unique entreprise d’adduction d’eau et d’électricité du Gabon) est sous gestion nationale. Si les huit premiers mois de transition conduite par Marcelin Massila Akendengue ont permis de marquer une rupture avec la pratique des coupures d’électricité en vogue dans la capitale avec les anciens managers, le transfert de la gestion de l’entreprise quelques mois plus tard à Jean-Pierre Lasseni Duboze, faute pour le premier dirigeant selon l’Etat d’avoir atteint les objectifs fixés à replonger l’entreprise dans les mêmes travers avec une recrudescence des coupures de courant.

La capitale gabonaise, Libreville qui concentre une bonne partie de la population nationale paye en effet, les frais de cette carence aggravée en électricité. Jour après jour depuis quelque temps, les coupures d’électricité se succèdent à longueur des journées dans les quartiers occasionnant des graves dommages pour les consommateurs. Justifiant ce trouble, la SEEG, dans un communiqué a laissé entendre que ces perturbations étaient dues à « l’indisponibilité de certains moyens de production » qui sont à l’origine d’une perte de 10% de la capacité actuelle de production de l’entreprise. Ce qui explique selon l’entreprise, le « programme de délestages rotatifs » entre 19 et 23 heures. Or, à la lecture de ces délestages, on constate que dans certaines zones, ces coupures surviennent un peu plutôt. Comment expliquer cela ?

La recrudescence de ces coupures soulève cependant un problème important d’équipements (infrastructures) pour juguler l’augmentation soutenue de la population de la capitale gabonaise donc, des ménages. En effet, ces dernières années, des efforts ont été consentis par l’entreprise pour répondre à cette demande, mais le déficit d’investissements dans les équipements constaté déjà en février 2018 par l’ancien directeur général de la transition Marcelin Massila Akendengue dès son arrivée, montre dans une moindre mesure l’origine du problème. Cette responsabilité qui est du ressort de l’Etat invite les dirigeants gabonais malgré les investissements réalisés ces dernières années dans le segment électricité à redoubler d’effort pour répondre à la demande constante.


Michaël Moukouangui Moukala

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