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D.R. |
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Le 9e congrès ordinaire du Parti démocratique gabonais (PDG) qui s'est déroulé du 19 au 21 septembre a pratiquement tenu ses promesses: il a élu un nouveau secrétaire général, renouvelé les instances dirigeantes et fixé au parti un nouveau cap à atteindre, même s'il a eu la main légère pour sanctionner les indisciplinés.
Les congressistes ont approuvé à l'unanimité le choix de l'actuel ministre de l'Agriculture Faustin Boukoubi au poste du secrétaire général du parti. Il succède à à Simplice Nguedet Mandzela, qui avait brigué deux mandats consécutifs de 5 ans.
C'est à cet homme discret mais réputé efficace que ce congrès, dit congrès de l'espoir, a donné mandat pour donner une nouvelle dynamique au parti, beaucoup plus pragmatique et orientée vers la résolution des problèmes auxquels sont confrontés les citoyens au quotidien.
Pour tenir ce pari, le nouveau secrétaire général a appelé ses camarades à se mobiliser afin que le PDG devienne un outil d’aide à la décision à la disposition des instances compétentes républicaines. «Notre parti doit être à l’instar des grandes démocraties du monde, une source d’inspiration, une force de proposition, de suivi, d’évaluation et de réorientation éventuelle de l’action gouvernementale afin que soit résolument mise en œuvre la politique des actes définie par le chef de l’Etat».
C'est sans doute pour laisser les coudées franches à Faustin Boukoubi que le congrès a renouvelé 90 % de postes au secrétariat général du parti et donner une plaine autonomie à l'union des femmes et des jeunes du PDG.
Le secrétaire général bénéficiera de l'apport du comité permanent du bureau politique (CPBP), superstructure créée par le congrès pour formuler des politiques publiques à proposer au gouvernement. Cette nouvelle instance est composée de 18 membres, à raison de deux par province, et 15 de ses membres sont membres du gouvernement.
Le CPBP est un atout pour la nouvelle équipe du secrétariat général. Faut-il encore qu'elle bénéficie de la franche collaboration de tous et que le parti sanctionne vraiment nombre de ses militants indisciplinés qui le pourrissent de l'intérieur. Le 9e congrès a sanctionné deux ou trois malheureux militants qui se sont présentés aux élections en candidats indépendants alors que la pratique est courante au sein du parti. D'ailleurs plusieurs hauts cadres du PDG sont passés par cette voie pour conquérir des postes au sein du parti, sans que la haute hiérarchie ne les désapprouve.
Au-delà de ces écueils, l'ambition de ce militant convaincu qui clame avec enthousiasme que l'avenir est au PDG est d'assumer avec abnégation et intelligence la responsabilité de préserver et améliorer l’œuvre de développement réalisé par la nation gabonaise depuis 40 ans et dont des pans entiers ne sont que des doux souvenirs.
Né le 20 mars 1954 à Dolisie, au Congo, Faustin Boukoubi a fait ses études primaires et secondaires à Koula-Moutou, puis ses études supérieures à l’Institut national des sciences de gestion (INSG) de Libreville et à l’Ecole d’administration et de gestion des entreprises à l’université de Kobe, au Japon, où il ira jusqu’au DEA.
Le nouveau secrétaire général du PDG siège au gouvernement depuis 1990. Il a été secrétaire d’Etat au ministère des Finances jusqu’en 1994, puis ministre délégué au même département durant quelques mois. De 1994 à 1997, il est directeur général de l’Union gabonaise de banque (UGB), avant de revenir au gouvernement en tant que ministre de la Santé sous le gouvernement de Paulin Nguema Obame.
Il quitte le département de la Santé et des Affaires sociales en 2006 pour prendre la tête de celui de l’Agriculture et du Développement rural. Depuis 2001, il est régulièrement élu aux élections législatives et locales dans le département de la Lombo-Bouenguigui.