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D.R |
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Le ministre délégué à l’Economie forestière, Alexandre Barro Chambrier, a présidé les 9 et 10 décembre dernier à Libreville le Forum national de la Conférence des écosystèmes des forêts denses et humides d’Afrique centrale (CEFDHAC), pour un état des lieux du fonctionnement de cet organe et de la gestion des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo face aux nouveaux enjeux climatiques et économiques mondiaux.
Le représentant de l’Union mondiale pour la conservation de la nature (UICN), Cléto Ndikumangoye, le représentant de la coopération technique allemande, Bihini Won Wa Musiti et le ministre Barro Chambrier ont exposé à l’ouverture des travaux sur les enjeux de ces consultations nationales pour l’harmonisation et la pertinence des programmes d’action sous régionaux.
«Le processus en cours devrait nous permettre d'accélérer notre réflexion sur la faisabilité des actions que nous prévoyons dans la planification. Le retard que nous avons dans nos pays vient principalement du déficit de planification mais surtout du manque de suivi dans la mise en œuvre», a estimé le représentant de la coopération technique allemande (GTZ), Bihini Won Wa Musiti, à l’ouverture du forum.
La GTZ a réitéré «son appui dans l'élaboration des différents plans de coopération au niveau des pays, qui découleront des discussions de ce forum, des priorités que vous aurez décidé et du fait que la Gabon puisse produire les résultats attendus», a précisé Bihini Won Wa Musiti.
«Des avancées considérables ont été faites (…) comme la création d'un réseau de 13 parcs nationaux géré par l'Agence nationale des parcs nationaux, l'adoption d'une législation nationale appropriée dans la mise en œuvre d'une stratégie en faveur de la préservation de notre écosystème forestier, la poursuite du processus d'aménagement des concessions forestières et l'extension de cette opération au niveau des petits permis détenus notamment par les nationaux», a rappelé le ministre délégué à l’Economie forestière, Alexandre Barro Chambrier.
«Nous devons concrétiser ces avancées en visant à mieux concilier l'exigence du développement économique et l'impératif de conservation afin que le patrimoine naturel puisse également bénéficier aux générations futures», a ajouté Alexandre Barro Chambrier.
Le ministre délégué à l’Economie forestière a demandé aux participants de mettre ces travaux à profit pour plancher sur la gestion durable des massifs forestiers, afin d’inventorier et d’analyser toutes les problématiques liées aux secteurs forêt et environnement et de proposer des référentiels applicables aux dix Etats de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC).
Abordant la feuille de route de la CEFDHAC, monsieur Ndikumangoye a rappelé les points relatifs à l’organisation et au fonctionnement de cet organe, notamment l’organisation des assemblées générales du réseau des jeunes et des populations autochtones ; l’organisation des fora nationaux dans les 10 pays de l’espace COMIFAC ; l’organisation du comité de pilotage de la CEFDHAC prévu au cours du premier trimestre 2009 ; la tournée des ministres visant la consolidation des fora nationaux dans les pays de la sous région prévue au cours du premier trimestre 2009 et l’organisation du forum sous régional prévu en décembre 2009.
Le représentant de la coopération allemande a enfin appelé les participants à réfléchir sur le plan de convergence de la COMIFAC en analysant les forces, faiblesses, opportunités et menaces en prenant en compte la problématique sur les changements climatiques et la lutte contre la pauvreté.
Les forêts denses et humides d'Afrique centrale couvrent près de 204 millions d'hectares. Ces écosystèmes du bassin du Congo constituent le deuxième plus vaste massif forestier tropical du monde après celui de l'Amazonie.