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D.R: Greviste |
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Le Syndicat national des agents de la Marine marchande (SYNAMM), en grève depuis le 9 juillet dernier, a été pris à partie par la tutelle le 11 juillet dernier, à travers un communiqué du secrétaire général du département, Christian Bingouma Fernandes, et du directeur général Claude Abdon Tchibinda.
Les représentants de la tutelle ont rappelé que des négociations avaient été engagées sous l'égide du ministre Jacques Adiahénot, entre les leaders syndicaux et l'administration sur un cahier de charges comportant 30 points de revendications.
L'une des principales revendications des agents concernait l'harmonisation des primes de rendement, une préalable pour laquelle les grévistes avaient laissé une échéance de deux semaines, à savoir du 26 juin au 8 juillet dernier.
Or la tutelle s'est étonnée de se voir remettre le 29 juin dernier un préavis de grève fixant un ultimatum au 9 juillet, alors que les négociations étaient en cours avec les grévistes et qu'un accord avait été conclu pour l'application effective de la nouvelle grille de rendement sur le trimestre allant de juillet à septembre 2009.
Le secrétaire général de la Marine marchande a estimé que ce seul accord devait permettre la reprise du travail, et a déploré qu'au contraire, le syndicat en ait profité pour faire monter les enchères en réclamant subitement l'application rétroactive de la nouvelle grille sur le trimestre antérieur, c'est-à-dire d'avril à juin dernier.
Monsieur Bingouma Fernandes a par ailleurs rappelé que les concessions de la tutelle sur le cahier de charges des agents avait déjà entraîné une augmentation 100% à 300% des primes de rendement pour le personnel.
Malgré ces dispositions, le SYNAMM poursuit toujours son mouvement de grève, handicapant ce département qui gère un des secteurs clés de l'économie nationale.
Le secrétaire général a enfin appelé à la libération de l'accès aux bureaux pour permettre aux agents non grévistes de se rendre sur leurs lieux de travail, conformément aux dispositions réglementaires régissant l'exercice du droit de grève. Aussi Christian Bingouma Fernandes a-t-il enfin rappelé aux réfractaires à ce rappel à l'ordre, que dès lors, ils étaient face à leurs propres responsabilités, alors qu'une intervention des forces de l'ordre n'est pas exclue pour libérer l'accès aux locaux.