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D.R. |
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Nouvelle tentative de recadrage électoral en Côte d’Ivoire. Les participants à la réunion du 2 juin dernier ont, depuis, continué de travailler d’arrache-pied pour tenter de trouver un accord entre majorité présidentielle et opposition sur la révision de la liste électorale provisoire afin d’établir un nouveau calendrier avec une date probable ou, à défaut, une période pour le premier tour de la présidentielle.
Mais les discussions butent toujours sur un obstacle de taille : la vérification de la liste des électeurs. Le camp présidentiel avait recensé des dizaines de milliers d’enrôlements selon lui suspects et en avait dressé une liste.
Au départ, quelque 75 000 noms y figuraient. Après vérification, ce chiffre était tombé à 55 000 puis à environ 16 000. Il semblerait que 10 % de ce total, soit 1 600 cas, soient manifestement des tentatives de fraude à l’enrôlement. Faut-il, dès lors, comme le demande la majorité présidentielle, vérifier toute la liste provisoire de près de 6 millions d’inscrits ? Ou faut-il traiter uniquement les cas de fraudes allégués par cette majorité ? Et qui doit se charger de cette révision ?
Comme annoncé par le Premier ministre Soro Kigbafori Guillaume, le 2 juin dernier, c’est en principe ce 04 juin qu’aura lieu le second tête-à-tête entre le chef de l’Etat et les différentes structures engagées dans le processus électoral. Cette importante séance de travail va réunir, au Palais présidentiel, le président Laurent Gbagbo, le Premier ministre, le président de la Commission électorale indépendante (CEI) M. Youssouf Bakayoko et les responsables de l’INS, la Sagem, l’ONI et la CNSI. A ce beau monde, s’ajouteront les Experts de l’ONU et le Représentant du Facilitateur, M. Boureima Badini.
Il s’agira, selon le Premier ministre, d’une rencontre qui permettra de tirer définitivement la conclusion de la précédente réunion. Une conclusion concernant la fixation de la date des prochaines élections en Côte d’Ivoire. «Il a été demandé aux structures concernées de travailler rapidement, pour proposer dans les meilleurs délais, la date des élections», avait indiqué Guillaume Soro à sa sortie d’audience, le 2 juin dernier.
Selon lui, les acteurs du processus, dans leur ensemble, conviennent de l’urgence qu’il y a à vider cette question du contentieux sur la liste électorale provisoire. De sorte à obtenir la liste définitive et faire en sorte que ces élections se tiennent le plus rapidement possible. «Vu l’urgence et la nécessité d’aller aux élections, nous avons instruit toutes les structures d’accélérer le travail à faire pour que vendredi (aujourd’hui), nous soyons à même de vous éclairer sur les perspectives immédiates, en ce qui concerne l’élection présidentielle», avait insisté le Premier ministre Soro.
«On ne sortira pas de l’année 2010 sans faire les élections» assure Laurent Gbagbo. Faut-il le croire ? «Sans doute pas», a déclaré le président Gbagbo