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D.R. |
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Les chefs d’Etats des six pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) ont montré le 7 juin à Brazzaville, au terme d’un sommet extraordinaire de la CEMAC, leur vive préoccupation face au pour favoriser le bon fonctionnement de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) minée par des dysfonctionnements, malgré la nomination d’un nouveau gouverneur.
«Après la nomination du nouveau gouverneur, la conférence (des chefs d’Etat) a constaté la persistance des dysfonctionnements au sein de l’institution d’émission (BEAC)», indique le communiqué final des travaux de la session extraordinaire des présidents de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
«Pour y remédier et sauvegarder le bon fonctionnement, la conférence a décidé de prendre des mesures individuelles, notamment des nominations à différents postes dont le Congolais Daniel Ngassiki comme secrétaire général de cette institution financière» ajoute le texte.
«Les chefs d’Etat de la sous-région ont également décidé de l’uniformisation de la durée des mandats à cinq ans (à la tête des institutions) à l’exception de la BEAC», précise le communiqué.
Lors de l'ouverture du sommet le président congolais Denis Sassou Nguesso avait estimé que «la BEAC, considérée comme poumon et souffle économique monétaire, a connu des soubresauts, des tribulations qui l'ont fragilisée et discréditée». «Aujourd'hui nous devons aller plus loin dans notre volonté partagée d'assainir le climat général au sein de la BEAC pour que notre effort collectif ne soit pas compromis», a-t-il lancé.
Autre dossier, celui de la création de la compagnie aérienne Air Cemac qui connaît quelques difficultés techniques pour son envol et la mise en place du passeport communautaire Ces projets devraient également connaître un aboutissement avant la fin de l'année 2010.
«Ce sont des décisions politiques. Au milieu il y a des difficultés qui sont parfois sérieuses. Il ne faut pas confondre les difficultés et le manque de volonté», a souligné M. Sassou Nguesso au cours d’une conférence de presse.
«Le processus de sa création évolue, notamment avec le contact pris avec le partenaire stratégique South African Airways (SAA)», a expliqué le président de la Commission de la Cemac, Antoine Nsimi, précisant que Brazzaville en serait le siège.
Quant au passeport Cemac dont les pays étudient la mise en place, M. Sassou Nguesso a estimé: «Il faut prendre des mesures de sauvegarde, il ne faudrait pas que les criminels profitent de ce passeport».
Malgré une enquête interne de la BEAC qui a révélé que 25 millions d'euros ont été détournés, enquête qui déplorait surtout le silence de plusieurs hauts responsables de la Banque centrale, personne n'est pour l'instant poursuivi. Les chefs d'Etat ont préféré plancher sur le sujet qui ne fâche pas : l’intégration sous-régionale qui peine à trouver ses marques. Ainsi, la mise en circulation d’un passeport commun est prévue avant la fin de l'année. Un passeport CEMAC « biométrique » qui permettra à ses détenteurs de circuler sans visa dans l'espace communautaire.
La rencontre de Brazzaville a connu la participation des présidents camerounais Paul Biya, centrafricain François Bozizé, congolais Denis Sassou Nguesso, équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, gabonais Ali Bongo Ondimba et tchadien Idriss Déby Itno