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Après des études à Alger dans les années 1970, il arrive en France pour y poursuivre des études universitaires à Paris XIII, puis à Dauphine.
Après avoir décroché un DEA en Économétrie en 1981, il rentre au pays en 1983 et est recruté en 1983 comme chargé d’études à la Direction générale de l’Economie. En 1985, il est directeur de synthèse.
En 1986, quand le Gabon connaît sa première grande crise économique, Raymond Ndong Sima est nommé au cabinet du ministre de la Planification et de l’Économie où il sera chargé du dossier de l’ajustement structurel, notamment des relations avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale jusqu’en 1994.
En 1992, il est promu directeur général de l’Économie, puis directeur général d’Hévégab de 1994 à 1998, avant de se voir confier la même année le dossier de la mise en concession de l’OCTRA pour le compte des forestiers. Qui, adjudicataires du marché, le nomment PDG de la Compagnie d’exploitation du chemin de fer Transgabonais (C.E.C.F.T). Un poste qu’il quitte en 2001.
Il entre au gouvernement en 2009 après la disparition du président Omar Bongo Ondimba. Avant sa nomination, il était ministre de l’Agriculture.
Aux dernières législatives, il avait été investi par le PDG pour briguer le siège de 3ème siège du département du Woleu (canton Kyè). Son entrée récente en politique n’a nullement émoussé sa franchise, qui ne manque pas, un temps soit peu, d’agacer d’autres politiques. Mais il devra apprendre, à se débarrasser, dans ce milieu, de l’étiquette d’agneau qui lui colle à la peau.
La modestie, disent ses proches, est sa tasse de thé. En définitive, après avoir quitté la haute administration, dirigé les entreprises dans le parapublic, il a fait une incursion en politique dans les années 1990 avant de rejoindre, lors de la présidentielle anticipée suite à la mort du président Omar Bongo Ondimba, Raymond Ndong Sima a finalement rejoint les rangs du PDG.
Homme de conviction et d’action, il fait partie de ces élites qui n’hésitent pas à faire marche-arrière quand ils se sont trompés.
Le nouveau chef du gouvernement est aussi connu pour ses initiatives privées. L’homme s’était lancé, il y a quelques années, dans les affaires en créant une agence de voyage dénommée ‘’Loisirs des Tropiques’’, dont les bus vert-blanc sillonnent les provinces du Woleu-Ntem et de l’Ogooué-Ivindo.
Ses proches disent de lui que c’est un bosseur aimant le travail bien fait.
Travailleur infatigable, son allure de jeune premier fait de lui, en définitive, un homme difficile à cerner mais qui ne manque pas de douceur. Ceux qui l’approchent disent de lui, qu’il n’est ni ange, ni démon. Tout comme il est difficile de le classer dans le registre des colombes ou des faucons.
D’allure filiforme, l’homme ne fait pas mystère que c’est un sportif accompli, qui aurait pu accumuler des succès sportifs et faire la fierté du Gabon autrement.
Bon chic bon genre, cheveu poivre-sel, Raymond Ndong Sima affiche volontiers une allure comme un débonnaire. Ceux qui le rencontrent sont surpris de ne pas le voir assez souvent en costume-cravate, la marque de fabrique de gens puissants de son rang. Homme de dossiers, entrepreneur aimant le risque, il est d’une très grande discrétion.