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AFP Alexander Joe : Le président zimbabwéen à ert Mugabe, le 23 mars à Bulawayo |
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"Vous n'arrêtez pas de mentir sur le fait que les élections sont truquées", a-t-il lancé à l'adresse de ses rivaux lors d'un meeting électoral dans la région de Nyanga (est).
"Ce sont des mensonges empruntés à leurs maîtres, parce que ces derniers disent que les élections ne seront ni libres ni équitables. Ce ne sont que de satanés menteurs, des menteurs démoniaques !", a-t-il dit.
Mugabe accuse régulièrement ses opposants d'être des agents des Occidentaux, Britanniques en tête, qui selon lui cherchent à le renverser.
A 84 ans, il brigue un sixième mandat à la tête de l'Etat sous les couleurs de l'Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (Zanu-PF) face à Morgan Tsvangirai, chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) et un ancien ministre dissident, Simba Makoni.
"Nous voulons mettre en garde le MDC. Nous avons entendu dire (...) que si la Zanu-PF gagnait, des manifestations seraient organisées comme au Kenya", a-t-il poursuivi. "Ne vous risquez même pas à essayer! Essayez et vous allez voir ce que vous allez voir".
Au Kenya, au moins 1.500 personnes ont été tuées lors des violences qui ont suivi la réélection, contestée par l'opposition, du président Mwai Kibaki en décembre.
"Nous voulons que les élections se déroulent dans une atmosphère pacifique. Nous ne voulons pas d'absurdité après la victoire," a-t-il tonné. "Quand vous participez à un affrontement politique sur la scène électorale, vous devez être prêt à perdre. Si la Zanu-PF gagne, vous devez l'accepter, si vous gagnez nous l'accepterons."
La semaine dernière, le chef d'Etat, au pouvoir depuis l'indépendance de l'ancienne colonie britannique, avait pourtant déclaré que jamais le MDC ne l'emporterait de son vivant.
Samedi, 5,9 millions d'électeurs élisent président, députés, sénateurs et conseillers municipaux.