UOB : Le ras-le-bol des étudiants exprimé dans une lettre ouverte !

lundi 6 mars 2017 Société & environnement


Après les enseignants, les élèves, le tour est venu aux étudiants de se faire entendre, et cela depuis près d’une semaine déjà. Ce regain de tension serait l’expression d’un ras-le-bol qui ne dit pas son nom, car chaque année à pareille période, la Ligue Estudiantine des droits de l’Homme organise des manifestations pour réclamer leurs droits bafoués, selon les dires de ses membres.

C’est à la suite d’une lettre ouverte que l’actuel mouvement d’humeur au « Temple du savoir » a été décrété. « Fini le silence ! Les droits de l’étudiant sont menacés », tel était le titre de cette lettre ouverte dont l’objectif consistait à sensibiliser la communauté estudiantine sur ses propres maux. Une lettre ouverte dans laquelle les étudiants ont souligné une fois de plus l’arrêt des travaux du campus universitaire et des voiries de l’université, la fermeture du restaurant universitaire, l’insécurité au sein du campus, le retard de paiement de bourses. A cela s’ajoute la question d’harmonisation et de l’unification du système Licence Master Doctorat (LMD). Les étudiants, dans cette lettre ouverte, se demandent pourquoi le système LMD s’applique dans d’autres départements, alors que dans certains départements la même règle mise en place par le système LMD n’est pas respectée, notamment l’accès en cycle Master qui est désormais réservé aux étudiants ayant obtenu une moyenne supérieure ou égale à 12/20.

Force est de constater que seuls les étudiants des Départements des Sciences du Langage, d’Etudes Ibériques, de Lettres Modernes sont soumis à cette loi. Or au département de Philosophie, cette loi n’est pas appliquée. Tel a été la ligne conductrice de cette lettre ouverte. « Nous voulons que les droits des étudiants de la première Université du pays soient respectés. Nous ne demandons qu’une amélioration de nos conditions de vie, et d’étude. C’est dans notre droit de demander l’ouverture du restaurant universitaire fermé depuis bientôt deux ans, de demander la poursuite des travaux du campus universitaire. Car parmi nous, l’accès au loyer est difficile. Comment comprendre que certains nouveaux bacheliers orientés dans des écoles supérieures par le Gouvernement se retrouvent dans la rue parce que ce même Gouvernement n’a pas honoré aux frais d’écolage ? Venus à l’UOB pour se faire inscrire, les dates limites sont dépassées, alors que faire dans ce cas ? Rester à la maison ? Non, nous voulons que tous ces problèmes soient résolus dans les plus brefs délais », confie un étudiant.


Marielle Ilambouandzi

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