VIH-Sida : Des milliers de jeunes sensibilisés à Fougamou et Ndendé

mercredi 1er février 2017 Santé


Avec l’appui de la Direction générale de la prévention du sida (DGPS), de l’Ambassade de France (SCAC), de l’Organisation panafricaine de lutte contre le sida (OPALS), de l’ONUSIDA et de ses jeunes ambassadeurs, environ 4000 élèves des localités de Ndendé et Fougamou ont été sensibilisé sur la question du Sida.

Afin de lutter contre la propagation du Sida et des nouvelles infections sur leur territoire respectif, les villes de Fougamou et Ndendé ont accueilli du 26 au 27 janvier la campagne « Les villes s’engagent contre le VIH ». L’événement fait suite à la signature en mars 2016, par les maires du Gabon de l’initiative promue par l’Onusida avec l’appui de la Direction générale de la prévention du Sida (DGPS), de l’Ambassade de France (SCAC), de l’Organisation panafricaine de lutte contre le SIDA (OPALS).

Grâce à l’événement, environ 4000 élèves ont été sensibilisés sur la problématique du sida et par la même occasion, 500 jeunes ont été dépistés. En cas de test positif, un encadrement post-hôpital mené par les équipes de jeunes conseillers sur le terrain était organisé autour de la personne afin de l’accompagner et de l’orienter. Cette démarche pouvait découler sur la mise immédiate sous traitement antirétroviral pour lui permettre de vivre normalement et dignement. Si les élèves ont été la cible de cette campagne, la collaboration multipartite pour la mise en œuvre des engagements des maires sur le VIH, a permis non seulement de développer des outils de communication, de former les animateurs, de sensibiliser dans et en dehors des écoles, mais aussi d’assurer le conseil pré- et post test, le dépistage gratuit sur place, avec le rendu d’un résultat immédiat.

Saluée, la Directrice de l’ONUSIDA Gabon, Inge Tack a félicité les maires qui ont su passer de la parole aux actes et a souligné le rôle déterminant qu’ils peuvent jouer dans leur ville afin de réduire les nouvelles infections et d’atteindre les objectifs 90-90-90 d’ici 2020, notamment 90 % des personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique, 90 % des personnes dépistées recevant un traitement antirétroviral durable, et 90 % des personnes recevant un traitement antirétroviral avec à la longue une charge virale durablement supprimée.

Les ambassadeurs

Renforcé par la présence d’artistes et de jeunes leaders locaux dont Michael Anicet, ambassadeur de l’Onusida, Charly Tchatch, Ambassadeur Protest VIH, et Andy Nziengui, Ba’Ponga et Moonqui ces derniers ont diffusé des messages axés sur l’importance de la vie et du dépistage, la campagne a permis de sensibiliser pas mal de jeunes dans un environnement où la difficulté de l’accès à l’information liée au sida, aux mécanismes de dépistages et de traitement se fait importante. « Il faut connaitre ton statut, positif ou négatif. Si c’est positif, alors il faut te traiter tout de suite, et protéger autrui contre le VIH, si c’est négatif, continue à te protéger contre le VIH et les autres IST  », stipulait le message des jeunes volontaires.

Le témoignage poignant d’une ancienne élève de Ndendé qui a souffert de harcèlement sexuel par un enseignant et qui a eu son premier enfant à 15 ans dans cette localité a été longuement applaudi par les jeunes pour avoir brisé le silence sur ces pratiques abusives fréquentes. «  Effectivement, le harcèlement et les grossesses précoces sont des véritables problèmes ici  », a reconnu le Maire de Ndende, Maïté Mapangou. « A titre d’exemple a-t-elle ajouté, en 2014-2015, nous avons comptés 80 grossesses abouties sur 350 filles scolarisées, c’est énorme  ».
« C’est inacceptable. Nous ensemble, avons la tâche de faire cesser les violences à l’égard des filles et de mettre un terme aux grossesses précoces. » s’est insurgée pour sa part la directrice Adjointe de la DGPS, Denise Marthe Aplogan Ongotha.

Souhaits

Le travail des élus est aussi celui de la solidarité. Vu l’énorme succès des modèles d’information et services qui répondent véritablement aux besoins des jeunes, le partenariat novateur entre ministère, mairie, société civile, jeunes, Nations Unies, donateurs, devrait s’étendre à d’autres villes. Pour cela, pour que la sensibilisation, le dépistage et le traitement se fasse aussi dans d’autres villes, c’est aux maires de faire la demande à la DGPS ou l’Onusida et l’appui technique sera donné selon le principe du premier arrivé, premier servi.

De fait, « Chaque ville qui s’est engagée devrait élaborer des plans d’accélération de la riposte au sida et y allouer un budget à compléter par les partenaires publics et privés », a souligné le maire de la localité de Fougamou, Serge Mandi Mboula. Cela participe aussi de la responsabilité citoyenne des mairies. Sur la question, Maité Mapangou dit n’être pas prête à faillir. « A Lambaréné, nous avons signé l’engagement sur le VIH, et nous sommes déterminés à prendre nos responsabilités et à nous montrer à la hauteur des engagements pris », rassure- t-elle.


Michael Moukouangui Moukala

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